Comme un
point final des Lofoten qui s’avancent dans l’océan, l’archipel de Røst se
distingue du reste des Lofoten. On passe de montagnes abruptes et déchiquetées,
très touristiques aux Lofoten, à Røstlandet, seule ile habitée de l’archipel de
Røst, 450 habitants, 15m d’altitude maximum, très calme question activité
touristique. On y débarque samedi en début d’après-midi (3h de ferry depuis
Moskenes) avec nos amis bretons, pour deux jours, puisqu’il n’y a pas de ferry
le dimanche. Couverture nuageuse 100%, température 12°C, vent quasi nul :
il n’y a pas de vent, c’est donc une bonne météo pour les iliens habitués au
zef.
On a envie
de voir ce que c’est que ce petit bout de terre au milieu de l’océan, mais
surtout c’est une de nos dernières chances de voir des macareux moines. L’archipel
de Røst est connu pour être une importante réserve d’oiseaux marins, dont une
très importante population de macareux. Après la déception à Stø, on est
motivés pour faire ce qu’il faut pour en voir. Arnaud et Caroline ont trouvé un
bon plan, une sortie en mer de 4h30 sur un petit bateau. A nous 7, on a le
bateau complet, c’est cool. Appareillage prévu dès 16h30 le jour même.
On se
retrouve en mer, direction l’ile de Skomvaer et son phare à l’extrémité de
l’archipel. En chemin, nous longeons des iles aux falaises abruptes où nichent
des centaines de milliers d’oiseaux. Et en effet, nous voyons rapidement des
cormorans, des guillemots, des aigles et des macareux ! Guillemots et
macareux sont souvent posés sur l’eau. Quand on s’approche trop, ils
s’éloignent rapidement. Les macareux dans une sorte de « nage
papillon » avec un style maladroit et rigolo. On est là pour les eux, mais
quand notre guide, après à peine 1/2h de navigation, voit un peu plus loin des
dizaines de mouettes s’affairer sur un petit secteur, il comprend qu’il se
passe quelque chose. Et en s’approchant, on n’en croit pas nos yeux : il y
a deux familles d’orques qui chassent !!!! On est tous surexcités, même
notre guide. Avec notre petit bateau de 5 ou 6m de long, on peut s’approcher
assez prêt sans les déranger, peut-être 30m au plus proche. Les orques sont en
pleine activité, ils sortent les têtes (pour nous observer ?), les queues,
font des sauts dans l’eau, il y a des jeunes. C’est exceptionnel, normalement,
les orques ne fréquentent pas ces eaux en été. On est extrêmement chanceux, et très
largement indemnisés pour la sortie baleine loupée. Après ça, il faut rester motivé
pour la suite de la sortie ! On débarque à Skomvaer pour visiter son phare
de 37m de haut. Les anciens locaux des gardiens servent aujourd’hui pour des
résidences d’artistes. Pause-Café/gaufres. On croise un phoque en quittant
l’ile. On a vraiment coché toutes les cases pour cette excursion. On rentre à
Røst à 21h00, fatigués, frigorifiés, mais heureux !
Après
l’euphorie des orques, on a un dimanche à passer sur Røst. Et à Røst, le dimanche,
il ne se passe rien, on voit quasiment personne dehors. Pas certain que le
reste de la semaine soit plus animé. L’ile est plate, il y a zéro arbre, des
maisons disséminées un peu partout. C’est bien de voir ça, mais on a vite fait
le tour !
Heureusement,
on est avec des copains. Et puisque le camping de l’ile n’est pas trop cher, et
qu’il est impossible de trouver des laveries hors camping en Norvège, sa
machine à laver nous permettra de faire la grosse lessive du mois, des
chaussettes aux draps. Les enfants peuvent pêcher, je fais un petit footing. On
est le 9 juillet, on est posé confortablement, les copains bretons sortent la
bouteille de Champagne qu’ils avaient gardé pour une occasion particulière,
pour qu’on puisse trinquer à mon anniversaire un peu en avance. Merci Caro et
Arnaud !
Le camping
s’appelle Havfiskcamp, ce qui signifie « camp des poissons de mer ». Il
est alors surtout occupé par des amateurs de pêche au large. Voilà l’activité
reine de l’ile, il faut sortir en mer si on ne veut pas mourir d’ennuie ici. A
23h, toujours pas de nuit, on découvre à l’arrière du bâtiment de service des
suédois qui vident et découpent leurs énormes prises du jour et jettent les
carcasses à la mer qui font le bonheur des mouettes, goélands, canards eider… Ils
sont là entre potes pour une semaine de pêche et boire des bières. Ça mord
tellement bien qu’ils dépassent rapidement les quotas. Ils n’optimisent pas du
tout la découpe et nous offrent même un beau lot de filets ! Avec ce que
nous avait donné juste avant un couple d’allemand, notre petit congélateur du camping-car
est plein à craquer !
Lundi, on va
se positionner presque 3h en avance dans la ligne pour l’unique ferry du jour
qui passe à 13h00 pour rejoindre Bodø sur le continent. Il y a 30% du bateau réservable,
le reste c’est par ordre d’arrivée. Si le bateau est plein, il peut laisser du
monde. On veut donc assurer le coup et ne pas attendre 24h de plus. Précaution
en fait inutile, la liaison passant par Røst n’est pas très fréquentée, il y a
de la place en rab. On s’en doutait mais bon quand même, on préfère attendre
là. De toute façon, y a rien d’autre à faire.
Le ciel bleu
qu’on n’avait pas vu du weekend est réapparu, la traversée de 3h40 et très
agréable. Sur le continent, on trouve des températures estivales, on se
rappelle d’un coup que c’est l’été. On se rend directement à Saltstraumen, à 30
km de Bodø. Ici il y a un goulot d’étranglement dans un fjord, créant à chaque
marée un courant très puissant, appelé maelström. Ici, ça serait le plus
puissant du monde, il est connu depuis des siècles. Jules Verne le connaissait
sans le situer géographiquement avec précision, il choisit de faire sombrer
dans ce maelstrom son Nautilus à la fin de « 20 000 lieues sous les
mers » (oups, pardon de spolier la fin ;-)). Il se forme des tourbillons, le courant peut
atteindre 20 nœuds (37km/h). L’eau arrivant en force forme un petit dôme. Il y
a du monde pour observer le phénomène, on se pose sur des rochers au goulot
d’étranglement et on observe le courant et les nombreux pécheurs attirés par
les eaux très poissonneuses. On s’attend à quelque chose d’extraordinaire et on
ne se rend pas compte que ce qu’on observe est le phénomène. On est arrivés
juste au début de la marée montante et au bout de deux heures, le fjord se
remplissant, le courant devient moins visible. On est un peu déçus. Il aurait fallu
monter sur le pont routier qui surplombe la passe pour un autre point de vue.
L’intensité dépend également du coefficient de marée. La prochaine marée est à
minuit, on décide de ne pas attendre. On fait bien, après moins de 3km de
route, on tombe sur 6 élans. Arrêt warnings immédiat sur le bord de route. Les
élans ne sont pas farouches, si on reste à bonne distance, ils ne s’enfuient
pas et nous observent également. On reste au moins dix minutes. Après les
orques et les macareux, c’était l’espèce qu’on voulait voir à l’état sauvage.
On a donc coché toutes les cases ! On ne rentre quand même pas plus tôt
pour autant. On peut demander un ours maintenant ?
Le grand
nord, c’est bientôt fini, on prend la route E6 direction Mo I Rana. Mais avant
d’y arriver, nous avons le Cercle Polaire à traverser dans l’autre sens. La
route est encore sublime. Ça commence à devenir banal de dire ça en Norvège. Et
en plus, ce n’est pas la plus belle route pour le sud. Mais l’autre est
beaucoup plus longue avec pleins de ferries à prendre, on n’a pas le temps.
Hier, jour
de mes 50 ans (quoi déjà 50 ??!!), on franchit le Cercle Polaire dans le
sens nord sud. L’enthousiasme n’est plus du tout le même que lors de notre
passage à Rovaniemi, il y a 27 jours. Surtout qu’on quitte nos amis bretons ici.
Ça fait bizarre, on redoute presque de retrouver la nuit. Ça fait bientôt deux
mois qu’on n’en a pas eu, c’est vraiment une super expérience de vivre ça.
Fatiguant quand même, car on a du mal à aller se coucher. La lumière est
vraiment belle plusieurs heures quand le soleil reste bas dans le ciel, on veut
en profiter le plus longtemps possible.
En plus des
courses à faire à Mo I Rana, on n’a pas trop étudié le programme des jours à
venir, on n’a pas encore trouvé de resto sympa pour mon anniversaire, on
n’arrive pas à prendre de décision. Bref le jour de mes 50 ans ne part pas
comme étant une journée exceptionnelle du voyage. A 17h00, on est encore à Mo I
Rana sans idée précise de la suite. La loose. On achète quand même un gâteau
pour marquer le coup. On prend la route direction la Suède où on veut passer
quelques jours avant de revenir en Norvège. En cherchant sur internet les
restos se trouvant sur notre route, on repère une petite station de ski,
Hemavan, où il y a quelques restaurants. Ce n’est pas la saison, mais il y aura
bien quelque chose d’ouvert. Au deuxième essai, on trouve un restaurant à
l’allure sympa. Il est ouvert, la carte est appétissante et écrite en français
car le propriétaire est un passionné de la France. Le soleil qui avait laissé
la place à la pluie est de retour. Ouf, on va passer une bonne soirée pour mes
50 ans ! Bière locale, vin (Syrah) français très bon (ça change de notre
cubi), moules-frites, steaks tartares, plateau de fromages, glace au Chicouté (cloudberry),
et Calvados pour le digestif ! Tout ça servi par un serveur francophone
suisse super sympa, Djibril. Une très bonne soirée.
On est en
Suède pour quelques jours pour suivre une route panoramique magnifique dans les
montagnes au centre du pays. Mais on a oublié de vérifier la météo.
Aujourd’hui, c’est gris et pluvieux, on va donc avancer très lentement et
prendre le temps de trier les photos et poster ce blog. Pour se réconforter, on
a encore du poisson de Røst et le gâteau qu’on a oublié de manger hier !
Départ en ferry de Moskenes :
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| Pointe sud ouest des Lofoten |
Escale à Vaerøy, récupérer les copains (entre autres voyageurs 😊) :
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| On voit le van vert d'Arnaud et Caro |
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| Ils nous voient sur le pont du ferry (en tout petits...) |
Arrivée à la ville de Røst, sur Røstlandet qui est l'île principale de l'archipel de Røst (ok ?!) :
Le camping (très différent du Grau du Roi, plutôt un pré bordant un hangar de bricolage) :
Sortie bateau pour observer des puffins (macareux), et d'autres animaux inespérés 😍 :
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| Le cormoran écarte ses ailes pour se réchauffer le corps et alors améliorer sa digestion |
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| Et voilà, 1er puffin ! (ne vous attendez pas non plus à des photos de dépliant de pub 😏) |
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| Guillemot (famille des pingouins, comme le macareux d'ailleurs) |
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| L'attroupement d'oiseaux au loin a alerté notre guide sur le cadeau magique que nous ont fait les 2 familles d'orques (une dizaine environ) pour leur venue inhabituelle dans les parages en cette saison. Notre guide nous dit n'avoir vécu cela que 3 fois dans sa vie ! 😍 |
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| Qui est content ?!! 😄 |
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| Allez, on se remet de ses émotions et on apprécie à nouveau les petits rigolos qu'on est venu trouver |
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2nd plan : des moutons déposés sur certaines îles pour l'entretien on pense. 1er plan : les décollages fastidieux des macareux (on a toujours l'impression qu'ils ne maitrisent pas du tout 😅) |
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| Mesdames et messieurs, "admirez" maintenant l'aigle ! |
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| Le rocher "crâne" |
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| Les nids des macareux, creusés assez profond (environ 50cm) pour que les aigles prédateurs ne puissent atteindre les petits. |
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| Guillemots |
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| Le phare de l'île de Skomvaer |
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| Structure intérieure |
La lentille en cristal, partiellement détruite par les allemands pendant la 2nde Guerre Mondiale.
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| Le macareux ne "range" pas ses pattes en vol, lui donnant encore une dégaine rigolote |
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| Un cormoran et des pingouins Torda |
Jour 2 sur Røst, intendance au camping :
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| Bon Champagne des copains pour les 49,99 ans de Rudy ! |
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| Un "beau" flétan, en taille, car physiquement, on se demande quand Mère Nature a décidé de lui mettre les 2 yeux du même côté ! 😵 |
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| Il reste encore pas mal à grignoter pour les goélands...😒 |
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| Canards eider |
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| Morue = cabillaud séché. 200€ le kilo, on passe notre tour 😟 |
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| Ca occupe mais ça ne nourrit pas encore... |
Ferry pour Bodø :
Saltstraumen - le maelström (puissant courant) :
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| phoque |
Route direction Mo I Rana - Après 3 km de route, 6 élans. La chance nous sourit en ce moment :
Passage retour du cercle polaire :
Suède - Hemavan. On tombe sur ce restaurant Anders improbable pour les 50 ans de Rudy :
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| Tout en français ! Carte, musique, serveur, et service (tous servis et débarrassés en même temps)... |
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| Ya même un plateau de fromage ! Bon, du Brie et du Gruyère seulement, mais c'est déjà un exploit par ici 😅 |
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| Et un bon Calvados pour finir : Cheers ! |
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| Djibril, notre super hôte pour la soirée |
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| HaPPpy BiRThDay !!! |